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		<title>BFA-PPP</title>
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		<description>Aktuelles von bfa-ppp</description>
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			<title>BFA-PPP</title>
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		<lastBuildDate>Tue, 17 Jan 2012 12:03:00 +0100</lastBuildDate>
		
		
		<item>
			<title>Apple adhère à la Fair Labor Association</title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/557/</link>
			<description>La semaine dernière, l’organisation Fair Labor Association (FLA) , basée à Washington a annoncé que...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Depuis 2010, de multiples scandales quant aux conditions de production des IPads, IPhone et ordinateurs de la firme à la pomme ont été relayés par les médias. En juin 2010, <a href="http://www.ppp.ch/nc/fr/francais/archivesgenerales/single-news/browse/1/article/46/184/" target="_blank" class="external-link-new-window" >une vague de suicides</a> dans les usines de Foxconn à Shenzen, qui produisent pour Apple, avait alerté l’opinion publique mondiale. Suite à ces évènements, Foxconn avait <a href="http://www.ppp.ch/nc/fr/francais/archivesgenerales/single-news/browse/1/article/46/249/" target="_blank" class="external-link-new-window" >délocalisé une partie de la production</a> dans de nouvelles usines au centre de la Chine. En mai et en octobre 2011, <a href="de/francais/politique-de-developpement/high-tech-no-rights/" target="_blank" class="internal-link" >deux rapports</a> publiés par <i>Pain pour le prochain</i> et <i>Action de Carême</i>&nbsp;ont révélé les conditions de travail déplorables qui règnent dans ces nouvelles usines de Zhengzhou et de Chengdu qui fabriquent pour Apple. Malgré un appel et une campagne internationale Apple n’a jamais répondu aux demandes des organisations non-gouvernementales. </p>
<p class="bodytext"><i>Pain pour le prochain</i> et <i>Action de Carême</i> espèrent donc que l’adhésion d’Apple à la <a href="http://www.fairlabor.org/fla/" target="_blank" class="external-link-new-window" >Fair Labor Association</a> marque un réel changement de cap. Cette association est une initiative multi-acteurs, au sein de laquelle siègent des organisations non-gouvernementales, des représentants du monde académique, ainsi que des représentants du secteur privé. Malheureusement les syndicats sont peu présents. Les entreprises qui adhèrent à l’initiative s’engagent à mettre en œuvre un code de conduite, à faire vérifier sa mise en œuvre et à publier ouvertement, sur le site Internet de FLA,&nbsp; les résultats de certains audits. La publication d’audits précis, à laquelle il faut ajouter la récente décision d’Apple de publier sa liste de fournisseurs, est un nouveau signe de transparence. Jusqu’ici et contrairement à des concurrents comme Hewlett Packard et Dell, Apple avait toujours refusé de publier cette liste.</p>
<p class="bodytext">A l’avenir <i>Pain pour le prochain</i> et <i>Action de Carême</i>, avec le réseau international <a href="http://goodelectronics.org/" target="_blank" class="external-link-new-window" >GoodElectronics</a> vont continuer à suivre de manière critique la politique de responsabilité sociale d’Apple. Trois enjeux, notamment, demeurent importants. Premièrement qu’Apple s’engage à effectuer un nombre significatif d’audits indépendants (seuls 5% d’audits indépendants sont exigés par FLA). Deuxièmement qu’Apple accepte à l’avenir de travailler avec des organisations non-gouvernementales et syndicales locales. &nbsp;Troisièmement qu’Apple adapte ses délais de livraison et ses paiements de façon à ce que les fournisseurs puissent effectivement et réalistement respecter les exigences de son code de conduite. <br /> <br /> </p>
<p class="bodytext"><a href="http://www.ppp.ch/fr/francais/politique-de-developpement/high-tech-no-rights/galerie-photos/" target="_blank" class="external-link-new-window" >Galerie d'images</a></p>
<p class="bodytext">Contact&nbsp;: <a href="javascript:linkTo_UnCryptMailto('nbjmup+qfzfsAcgb.qqq/di');" class="mail" >Chantal Peyer</a>, responsable de la campagne «&nbsp;High Tech – No Rigts&nbsp;?&nbsp;» de <i>Pain pour le prochain</i> et <i>Action de Carême</i> 021 614 77 10</p>]]></content:encoded>
			<category>Politique de développement</category>
			<category>Ordinateurs équitables</category>
			<category>Homepage</category>
			<category>Communiqes</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 12:03:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Les ONG exigent une procédure d’insolvabilité complète pour les Etats</title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/556/</link>
			<description>Les organisations non gouvernementales suisses* saluent l’acceptation par le Conseil des Etats du...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><i>Communiqué de presse&nbsp;</i></p>
<p class="bodytext">Les ONG et leurs réseaux internationaux s’engagent, au sein de la campagne «&nbsp;Désamorcez la crise de la dette&nbsp;» (<a href="http://www.defusethedebtcrisis.org/" target="_blank" >www.defusethedebtcrisis.org</a>),  pour une procédure équitable et indépendante de résolution de la dette,  qui protège les droits des Etats qui ne sont plus en mesure de payer. </p>
<p class="bodytext">Si une telle procédure existait déjà à l’heure actuelle, l’insécurité  sur les marchés financiers et la crise de l’euro auraient probablement  pu être évitées. Car les créanciers et les débiteurs auraient su ce  qu’ils avaient à faire. En 2002, le Fonds Monétaire International (FMI)  avait proposé un mécanisme de désendettement, qui fut d’ailleurs  également soutenu par la Suisse. Le FMI prévoyait un panel avec des  arbitres ainsi que des négociations directes entre créanciers et  débiteurs. Cette initiative échoua en particulier à cause du véto des  Etats-Unis. Les ONG suisses se réjouissent du fait que le Conseil  fédéral soit prêt à élaborer une nouvelle proposition après la décision  positive du Conseil des Etats. </p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext">Il serait par contre incompréhensible que le Conseil fédéral ne  veuille inclure que les dettes sous formes d’emprunts d’Etats. Dans sa  réponse écrite au postulat Gutzwiller, le Conseil fédéral avait annoncé  cela. Dans sa prise de position orale au Conseil des Etats, la  Conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a annoncé vouloir évaluer  une extension du mécanisme. Les ONG demandent que cette promesse soit  tenue rapidement. L’endettement d’un pays ne peut être analysé et réglé  complétement que si l’on considère tous les types de dettes. De plus,  c’est seulement de cette manière, qu’un traitement équitable de tous les  créanciers peut être garanti. </p>
<p class="bodytext">Selon la proposition du Conseil fédéral, seuls les Etats qui se sont  endettés sur les marchés des capitaux peuvent profiter de ce mécanisme  de désendettement&nbsp;; cela revient à exclure les pays pauvres. Le Conseil  fédéral affirme que ces pays ont déjà été touchés par l’Initiative  Internationale de Désendettement (HIPC) et l’Initiative Multilatérale de  Désendettement (MDRI). Mais leurs difficultés ne sont pas encore  résolues. En juin de cette année, le Secrétaire Général de l’ONU  déclarait que, parmi les 32 pays qui sont passés par les initiatives  HIPC et MDRI, huit pays présentaient un haut risque de surendettement.  Huit autres, qui n’ont pas pu profiter de ces initiatives, sont  également une situation difficile. </p>
<p class="bodytext">Les ONG critiquent l’intention du Conseil fédéral de donner au FMI un  rôle central dans la procédure d’insolvabilité. Etant donné que le FMI  serait à la fois créditeur et juge, cela conduirait inévitablement à des  conflits d’intérêts. Les ONG demandent au Conseil fédéral d’évaluer des  alternatives qui garantissent une évaluation indépendante. </p>
<p class="bodytext"><i>* Alliance Sud, Action Place Financière Suisse, Pain pour le Prochain</i></p>
<p class="bodytext"><b>Pour de plus amples informations: </b></p><ul><li><span>Yvan Maillard Ardenti, Pain pour le Prochain, Tél. 079 269 01 09</span></li></ul><ul><li><span>André Rothenbühler, Action Place Financière Suisse, Tél. 079 273 61 43</span></li></ul>]]></content:encoded>
			<category>Politique de développement</category>
			<category>Finances équitables</category>
			<category>Commerce équitable</category>
			<category>Dettes illégitimes</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 17:36:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>La fin du développement à l’occidentale </title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/553/</link>
			<description>Le vendredi 2 décembre, Pain pour le prochain et Action de Carême ont organisé une conférence...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Elisio Macamo, professeur d’études africaines à l’université de Bâle, a expliqué qu’historiquement, les bonnes intentions ont toujours à nouveau eu de terribles conséquences pour les personnes concernées. A l’ère du colonialisme, le « projet de civilisation » a longtemps légitimé l’oppression et la violence. Jusqu’à aujourd’hui, les interventions au nom du « développement » semblent tenter d’imposer à d’autres une certaine manière de vivre. Selon Macamo, « plus encore que le devoir d’aider, nous avons le devoir de ne causer aucun dommage ».</p>
<h1>&nbsp;</h1>
<h1>Déterminer soi-même son propre développement</h1>
<p class="bodytext">Heba Mostafa, représentante de la mission égyptienne auprès des Nations Unies, a ajouté que la solution n’est pas de s’incliner face aux inégalités structurelles au niveau international Elle a même formulé une proposition concrète concernant la manière dont la Suisse pourrait activement éliminer les obstacles à l’autodétermination de son pays : « nous ne voulons pas recevoir de l’aide. Nous voulons récupérer notre argent, qui a été gelé dans les banques suisses ».&nbsp; </p>
<p class="bodytext">Face aux relations de pouvoir actuelles, Florian Rochat, ancien directeur du Centre Europe Tiers Monde, est, lui aussi, parvenu à la conclusion que le droit au développement peut continuer à être une précieuse source d’inspiration, au Nord comme au Sud. Le développement est constant. « Or, il est influencé par des intérêts privés dans le monde entier. » Il est donc important d’œuvrer en faveur du « droit de déterminer son propre développement ».&nbsp;</p>
<h1>La modération en lieu et place d’une croissance sans limite</h1>
<p class="bodytext">Il a été souligné à plusieurs reprises que la croissance économique ne peut plus être le moteur de notre société. Les crises mondiales, le changement climatique, la pénurie des ressources naturelles et les inégalités sociales croissances nous obligent à changer notre mode de pensée.&nbsp; </p>
<p class="bodytext">Rob van Drimmelen, le Secrétaire général d’APRODEV, a déclaré que nous devons réapprendre à donner la priorité au bien-être de l’être humain et de son environnement et réfléchir à des concepts tels que la modération. « La politique de développement doit s’intéresser d’abord aux riches », a-t-il proposé.&nbsp; </p>
<p class="bodytext">Johan Galtung, sociologue et chercheur en matière de questions liées à la paix, a souligné qu’il existe déjà d’autres solutions dans de nombreuses régions du monde. Le bouddhisme, par exemple, est basé sur la conception claire que seul l’équilibre, et non la croissance illimitée, peut déboucher sur un véritable épanouissement. Nous pouvons également nous inspirer du mouvement « Occupy » et des propositions de rechange qui se développent ou se vivent quotidiennement dans des communautés organisées de manière autonome et ne se soumettant pas aux contraintes apparentes posées par un système inhumain. </p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 12:57:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Conférence des Nations Unies sur le climat : progrès ou échec ?</title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/552/</link>
			<description>« Compromis sur le réchauffement », « Nouveau régime historique des négociations », « Un succès »,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Une nouvelle convention sur le climat sera négociée jusqu’en 2015 pour entrer en vigueur dès 2020 et s’appliquer à toutes les nations. Dans l’intervalle, le protocole de Kyoto a été prolongé. Selon le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), cette feuille de route manque gravement d’ambitions. Pour que la température de la planète n’augmente pas de plus de 2 °C, il faut que les émissions parviennent à leur point culminant en 2015 et que les pays industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40 pour cent. Un objectif inatteignable avec cette feuille de route. <br />De surcroît, le Canada, le Japon, la Russie et la Nouvelle-Zélande ne veulent pas adhérer à la prolongation du protocole de Kyoto. Quant aux États-Unis, ils n’ont même pas souscrit à la première version de cet accord. Dès lors, seuls 16 pour cent des émissions rentrent dans le cadre de l’accord jusqu’en 2020. Croire que le réchauffement pourra ainsi être limité à 2 °C, comme les membres de l’ONU avaient décidé à Cancún l’an passé, relève de la plaisanterie. <br />Selon les calculs de l’organe des Nations Unies PNUE, les réductions des émissions annoncées par les pays aboutissent à un réchauffement de l’ordre de 3,5 à 4 °C. Concrètement, les événements climatiques extrêmes deviennent plus fréquents et les précipitations, plus rares, mais en revanche plus violentes, alternent avec des périodes de sécheresse. Une fois de plus, les premières victimes seront les personnes pauvres des pays en développement qui, aujourd’hui déjà, ont à peine de quoi vivre. </p>
<h1>L’opposition entre pays industrialisés et pays en développement</h1>
<p class="bodytext">La Suisse a elle aussi demandé que le nouveau régime climatique englobe tous les pays, les émissions par habitant de certains pays en développement étant supérieures à celles des pays industrialisés. Nous n’avons là toutefois qu’une demi-vérité, puisque la plupart des pays en développement fabriquent des produits destinés aux pays industrialisés. Ces émissions devraient donc être attribuées à ceux-ci. De surcroît, le Nord n’est guère disposé à aider le Sud à réaliser un transfert technologique qui révolutionnerait les modes de production gourmands en énergie.</p>
<h1>L’approche des Greenhouse Development Rights</h1>
<p class="bodytext">Il est malgré tout judicieux d’associer tous les pays au nouveau régime climatique, à condition d’en assurer l’équité. La convention-cadre sur le climat parle de « responsabilités communes, mais différenciées » et de « capacités respectives ». Les pays en développement doivent en effet avoir la possibilité de combattre la pauvreté et de se développer. <br />Pour négocier une part équitable de chaque pays à l’ensemble de l’accord, on peut appliquer l’approche des Greenhouse Development Rights (GDR). En tenant compte tant du niveau de développement et de la capacité économique que de la dette historique en matière d’émissions, cette méthode permet de calculer la part qui revient à chaque pays dans un « plan mondial de sauvetage ». Depuis la campagne œcuménique de 2009, Pain pour le prochain et Action de Carême rappellent que seule une approche globale, comme les GDR, pourra aboutir à un accord équitable et respecté par tous.</p>
<h1>Fonds vert pour le climat : une promesse en l’air ? </h1>
<p class="bodytext">Les mesures d’ordre climatique requièrent de l’argent, qui aurait dû être réuni grâce au Fonds vert pour le climat, un fonds créé à Cancún et dont les participants à la Conférence de Durban devaient concrétiser la mise en œuvre et le financement. Ils ont adopté à cet effet un programme de travail et doté le fonds d’un secrétariat. Il reste toujours à savoir qui alimentera ce fonds. <br />La communauté a évité de se prononcer sur les impôts devant grever les transactions financières et les transports internationaux (les « bunkers »). En d’autres termes, les pays les plus pauvres ne savent pas si les adaptations aux effets des changements climatiques, absolument nécessaires, pourront être mises en œuvre ou non. </p>
<h1>Conclusion</h1>
<p class="bodytext">La seule réussite des négociations de Durban réside dans le fait qu’elles n’ont pas été interrompues et qu’elles ne peuvent pas être considérées comme un échec sur toute la ligne. Manifestement, certains pays industrialisés, encouragés par le fait que l’on ne plaçait guère d’espoir dans cette conférence, ne se sont pas privés de ne consentir aucun effort et de saper les maigres progrès réalisés lors des dernières conférences. <br />La réussite d’un accord sur le climat importe peu au climat. Ce sont nous-mêmes, les personnes humaines, qui en paieront les conséquences. Et, une fois de plus, surtout celles qui manquent déjà de l’essentiel.</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>Climat et développement</category>
			<category>Homepage</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 10:24:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Faire cesser l’accaparement des terres – mais comment? </title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/551/</link>
			<description>Dans un nombre croissant de pays, la société civile s’oppose de plus en plus contre l’expansion de...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Si l’on veut trouver des solutions pour lutter contre l’accaparement des terres et donc la faim et la sous-alimentation, il est indispensable de mobiliser les personnes concernées. Cela semble logique, et pourtant c’est rarement le cas.&nbsp; Le Comité de la sécurité alimentaire (CSA) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et la faim (FAO) basée à Rome œuvre en ce sens. La plus haute instance mondiale chargée de la sécurité alimentaire a été restructurée il y a deux ans. Elle est composée non plus seulement de délégations gouvernementales, mais également d’organisations internationales, du secteur privé et d’organisations de la société civile telles que des mouvements paysans, par exemple. En outre, le comité fait appel à des experts internes et externes. « C’est la première fois que des représentants d’organisations paysannes discutent avec les gouvernements sur un pied d’égalité au sein d’un comité de l’ONU et qu’ils font entendre leur voix », estime Ester Wolf, responsable du droit à l’alimentation de Pain pour le prochain.&nbsp; <br />Lors de la séance du CSA en octobre, un aspect important des négociations était la discussion et l’adoption des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale. Elles visent à aider les États, mais également d’autres acteurs, à respecter leurs obligations en matière de droits humains. L’objectif principal des directives de la FAO est d’endiguer l’accaparement des terres et ses conséquences négatives pour les populations locales. Elles devraient être adoptées début 2012. Les attentes sont grandes.&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p>
<h1><br />La société civile s’organise</h1>
<p class="bodytext">« Une fois que les directives de la FAO seront adoptées, nous pourrons nous en servir pour exhorter notre gouvernement à enrayer l’accaparement des terres au Cameroun », souligne Fon Nsoh d’une organisation partenaire de Pain pour le prochain, en ajoutant que «l’accaparement des terres est la principale menace pour la sécurité alimentaire de la population du Cameroun ». Monsieur Nsoh est le directeur de projet de l’organisation camerounaise Cominsud, qui œuvre en faveur du droit à l’alimentation et de l’accès à la terre des petits paysans. Cominsud prévoit d’organiser en 2012 un atelier à l’échelon national à l’intention des décideurs politiques et de la société civile afin de permettre à ces derniers d’examiner ensemble le mode de mise en œuvre des directives de la FAO au Cameroun.&nbsp; <br />Auparavant, Nsoh aura l’occasion de partager ses expériences en matière d’accaparement des terres avec ses collègues d’Afrique de l’Ouest lors d’un séminaire au Bénin. Ce séminaire international est organisé par le syndicat paysan béninois Synergie Paysanne (Synpa) en collaboration avec Pain pour le prochain.&nbsp; « Cet échange peut nous aider à trouver des solutions dans la lutte contre l’accaparement des terres », estime Simon Bodea, le Secrétaire général de la Synpa. </p>
<h1><br />Les principes polémiques de la Banque mondiale </h1>
<p class="bodytext">Les Principes pour des investissements agricoles responsables (RAI) de la Banque mondiale et d’autres institutions sont également le fruit d’une initiative internationale. Or, Pain pour le prochain et ses partenaires sont critiques envers cette initiative : « comparés aux directives de la FAO, basées sur le droit international, les principes RAI reposent uniquement sur la « bonne volonté » des investisseurs et risquent de justifier l’accaparement des terres », souligne Ester Wolf. L’initiative RAI a été suspendue en attendant l’adoption des directives de la FAO.&nbsp;&nbsp; </p>]]></content:encoded>
			<category>Alimentation et agriculture</category>
			<category>Homepage</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 09:51:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>« La société civile représente une chance pour nous » </title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/549/</link>
			<description>
Dès 2012, Jeanne Pestalozzi-Racine présidera le Conseil de fondation de Pain pour le prochain....</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b>En premier lieu, Madame Pestalozzi, félicitations pour votre nouvelle tâche et merci beaucoup pour votre engagement. Vous connaissez bien Pain pour le prochain – quels sont vos objectifs pour ce nouveau mandat ? </b></p>
<p class="bodytext">Jeanne Pestalozzi-Racine : le dialogue et une position claire : le dialogue intérieur, quatre nouveaux membres du conseil ayant été élues en 2011, mais aussi le dialogue avec les collaborateurs. A cela s’ajoute aussi le dialogue avec les œuvres partenaires protestantes et, bien entendu, la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS). Quant à la communication extérieure, notre œuvre doit s’exprimer clairement et être la voix de la responsabilité mais aussi de la confiance dans les débats actuels. </p>
<p class="bodytext"><b>Vous êtes membre du Conseil de fondation de Pain pour le prochain depuis 2005 et vous êtes consciente des défis que l’œuvre doit relever. Quels sujets revêtiront une importance particulière dans un proche avenir ?</b></p>
<p class="bodytext">Après de longues discussions relatives à des questions de structure, la priorité est à nouveau donnée au contenu, aux sujets essentiels. Ces derniers jouent un rôle important dans notre dialogue avec les paroisses qui soutiennent Pain pour le prochain dans son engagement en faveur d’un monde plus juste. Les services que fournit Pain pour le prochain aux œuvres partenaires et dont profitent les bénéficiaires dans les pays du Sud, sont également d’une grande importance. L’aspect ecclésial n’est pas dissimulé, on privilégie donc le professionnalisme sans crainte d’aborder la spiritualité. Je ne crois pas que ce soit un exercice délicat : l’être humain et l’objectif de lui offrir une vie digne figurent toujours au cœur de nos activités. Mon rêve est que notre œuvre puisse s’inspirer de ses expériences relatives aux projets de coopération au développement afin d’élaborer des lignes directrices favorisant les actions responsables ici-même.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />&nbsp;<br /><b>Il est de plus en plus difficile de réunir des ressources humaines et financières pour soutenir Pain pour le prochain. Comment le gérez-vous? </b></p>
<p class="bodytext">Il est vrai qu’en cette année de jubilé, après 50 ans, la génération des pionniers prend sa retraite. Mais il n’en reste pas moins que le dévouement envers son prochain ne connaît pas de frontières. Il continue à traverser les frontières, en partant d’un individu pour s’étendre à la Suisse et au monde entier. Nous ne pouvons être des chrétiens sans avoir une vue d’ensemble. Je suis donc convaincue que nous gagnerons à notre cause de nouvelles personnes qui portent des responsabilités. La société civile, avec laquelle nous collaborons au Nord comme au Sud, représente une chance pour nous.&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><i>Entretien : Urs Walter</i></p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
<p class="bodytext"><b>La nouvelle présidente</b></p>
<p class="bodytext">Jeanne Pestalozzi-Racine, 59 ans, a été membre du conseil de l’Église évangélique réformée du canton de Zurich de 1995 à octobre 2011. Elle s’est fait un nom dans la dispute de Zurich, un projet de formation d’adultes et de renouvellement. Elle est diplômée en philologie romane et en philologie ancienne, a quatre enfants et six petits-enfants. Elle est membre du Conseil de fondation de Pain pour le prochain depuis 2005.&nbsp; </p>]]></content:encoded>
			<category>Homepage</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 09:45:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>« En fin de compte, la question est de savoir qui doit nous nourrir : les paysans ou les banques »</title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/550/</link>
			<description>Entretien avec Henk Hobbelink, co-fondateur de GRAIN et coordonateur de l’organisation </description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b>Le 5 décembre, GRAIN a obtenu le prix Nobel alternatif. Que représente ce prix pour votre travail ? </b></p>
<p class="bodytext">Nous en sommes évidemment très heureux. Il s’agit d’une reconnaissance importante, non seulement pour nous, mais également pour toutes les personnes et tous les mouvements qui luttent pour la souveraineté alimentaire, pour une agriculture biologique locale, pour des marchés locaux et contre l’industrie alimentaire internationale. Ce prix permet d’attirer l’attention sur ce sujet à un niveau plus élevé et d’atteindre des personnes qui n’avaient jusque-là prêté aucune attention à ces problèmes.&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><b>Le comité du prix mentionne explicitement vos activités pionnières en matière d’accaparement des terres. </b></p>
<p class="bodytext">Nous avons commencé à parler de l’accaparement des terres en 2008. En réalité, ce phénomène existe depuis que les terres sont sources de conflit dans ce monde. Le colonialisme était aussi une forme d’accaparement des terres. Or, la nouveauté que nous observons depuis 2008 est que le secteur financier a commencé à acheter des terres et à se lancer dans la spéculation foncière. La Banque mondiale et les principales banques de développement parlaient de « Large Scale Investements » (investissements à large échelle). Nous avons alors dû préciser les choses et dire « non, ce n’est pas le cas, il s’agit en réalité d’un accaparement des terres ».</p>
<p class="bodytext"><b>Depuis, l’achat d’énormes surfaces a pris une grande ampleur. Est-il encore possible de freiner cette tendance ?&nbsp; </b></p>
<p class="bodytext">Oui, nous en sommes fermement convaincus. L’accaparement des terres est une attaque en règle contre les paysans locaux et accélère l’avancée fulgurante de l’agriculture industrielle. En fin de compte, il s’agit de savoir qui doit nous nourrir – les banques ou les paysans. C’est ce constat tout simple qui renforce nos arguments et qui nous encourage encore davantage à lutter contre l’accaparement des terres.&nbsp; <br />Les banques ne sont pas aussi intouchables qu’il n’y paraît. Cet été, nous avons mené une étude sur le rôle que jouent les caisses de pension dans l’accaparement des terres. Les caisses de pension utilisent l’argent de personnes comme vous et moi. Nous pouvons mobiliser ces personnes en leur montrant comment leur argent est utilisé et quelles en sont les conséquences. Les choses bougent. Ce n’est pas une bataille perdue d’avance.&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><b>Comment GRAIN lutte-t-elle contre l’accaparement des terres ? </b></p>
<p class="bodytext">En 2008, nous avons observé que le secteur financier investissait de plus en plus d’argent dans la terre. A l’époque, on disposait de très peu d’informations à ce sujet. Nous avons donc été les premiers à découvrir quelles entreprises et quels pays étaient concernés et quelles parcelles étaient vendues etc. Nous avons commencé à réunir les informations sur le site web <a href="http://www.farmlandgrab.org" target="_blank" class="external-link-new-window" >www.farmlandgrab.org</a>. Nous les mettons quotidiennement à jour, téléchargeons des infos et des rapports de journalistes ainsi que des études et des contrats fonciers lorsque nous parvenons à mettre la main dessus. Cela permet à toute personne en quête d’informations d’y avoir accès. Entre temps, le site web est devenu un outil essentiel pour de nombreuses personnes dans le monde entier. <br />En deuxième lieu, nous soutenons directement des petits organisations dans les pays du Sud. Dans la mesure de nos possibilités, nous les appuyons en leur transmettant des informations et en facilitant les contacts avec d’autres acteurs. Parfois, nous réunissons simplement des personnes afin de leur permettre d’échanger leurs expériences et leurs connaissances. C’est un bon moyen d’organiser l’opposition. On nous demande souvent de participer à des réunions afin d’apporter une perspective globale. Par exemple, une grande conférence du mouvement mondial des petits paysans Via Campesina a lieu aujourd’hui même au Mali et l’un de nos membres y prend part.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><b>Vous êtes donc une organisation qui se distingue en apportant un éclairage équilibré ? </b></p>
<p class="bodytext">Oui, et nous tentons de tirer des conclusions à partir des informations réunies. Au départ, tout le monde prétendait que c’étaient les états du Golfe et la Chine qui achetaient des terres en grande quantité. Or, nous avons remarqué que cela ne correspond que partiellement à la réalité et que de grands investisseurs et spéculateurs jouent en fait un rôle beaucoup plus important. Nous avons publié une étude afin de montrer que c’est finalement notre propre argent qui est utilisé pour acheter ces terres. Nos analyses permettent aux gens de comprendre qu’ils sont en réalité beaucoup plus étroitement liés à ce phénomène qu’ils ne pensent.&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><b>Aujourd’hui, GRAIN est une véritable référence en matière de questions liées à l’accaparement des terres. Or, l’organisation est composée de seulement huit personnes. Comment un si petit nombre de gens peut-il atteindre tant de résultats ?</b></p>
<p class="bodytext">Nous avons nous-mêmes été surpris au départ de voir que l’accaparement des terres est devenu une question importante aussi vite. Nous avons eu le mérite de mettre en lumière ce sujet très rapidement. Notre analyse et notre message étaient clairs, ce qui est à mon avis très utile. Souvent, les organisations transigent avant même d’avoir diffusé leur message. Si l’on fait des déclarations non équivoques, on devient une référence pour les gens, même s’ils ne sont pas forcément d’accord avec ce que l’on dit.&nbsp;&nbsp; <br />Deuxièmement, nous sommes petits et travaillons de manière très décentralisée. Nous collaborons étroitement avec d’autres mouvements. Ici, en Espagne, nous sommes deux et il y a une personne basée dans chacun des pays suivants : le Chili, le Canada, l’Argentine, le Bénin, le Mexique. Cela nous permet d’établir des liens beaucoup plus étroits avec les organisations locales et donc de mieux comprendre ce qui se passe sur place. Ce n’est qu’en étant en contact direct et régulier avec les personnes concernées que l’on peut vraiment saisir ce qui se produit. C’est aussi la seule manière de formuler un message clair. Pain pour le prochain en a fait l’expérience avec Addax Bioenergy en Sierra Leone.&nbsp; Les notions purement théoriques et les principes vagues comme ceux de la Banque mondiale ne servent absolument à rien. </p>
<p class="bodytext"><b>La FAO élabore également des lignes directrices. Qu’en pensez-vous ? </b></p>
<p class="bodytext">Nous n’y avons pas participé. Mais Via Campesina et la FIAN ont très activement œuvré en faveur de ces directives. La société civile exerce beaucoup de pressions pour qu’elles soient adoptées. Il reste toutefois à savoir ce que les personnes concernées sur place en tireront véritablement. Il s’agit néanmoins d’un instrument important pour contrer la Banque mondiale.&nbsp;&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><b>Depuis la fondation de GRAIN en 1990, le monde a radicalement changé. A votre avis, quelles sont les tendances principales – positives comme négatives - dans le domaine de la sécurité alimentaire ?&nbsp; </b></p>
<p class="bodytext">Notre propre histoire illustre au mieux ce qui a changé ces 20 dernières années. Notre premier objectif était la diversité des semences. Dans les années80, la « révolution verte » a entraîné la destruction de la diversité locale des semences. Pour nous, les semences traditionnelles étaient essentielles pour la survie de la culture, de la biodiversité et enfin des paysans. Au fil du temps, nous avons reconnu qu’il ne s’agissait pas seulement de diversité des semences et de souveraineté alimentaire, mais que l’agriculture locale était de manière générale de plus en plus marginalisée. C’est le problème central. Elle est soumise à des pressions exercées par l’industrie agricole, le secteur financier et l’industrie alimentaire. Ce problème s’est développé à une vitesse fulgurante ces 20 dernières années. <br />Sur le plan positif, le mouvement mondial d’opposition est également devenu plus global. L’interaction entre les divers groupements est importante : aujourd’hui, des organisations environnementales et des ONG dans le domaine de l’énergie s’intéressent à la production alimentaire, les « Urban Farmers » des villes avancent à grands pas et même des mouvements de jeunes ont pris le train en marche. Il est temps que la question de l’alimentation devienne un sujet central au niveau international. Il s’agit ni plus ni moins de déterminer le système alimentaire que nous voulons.&nbsp; <br />Le défi majeur pour l’avenir consistera à freiner l’achat galopant d’eau, de terres, de semences et l’assaut des investisseurs et de l’industrie sur le secteur alimentaire. Un grand nombre de choses considérées pendant des siècles comme des biens communs sont aujourd’hui privatisées. Il est indispensable de mettre en place un système alimentaire durable, écologique et plus proche de l’être humain. Nous continuerons à déployer des efforts dans ce sens.&nbsp;&nbsp; </p>
<p class="bodytext"><i>Entretien : Pascale Schnyder<br /><br /></i><br /><br /><br /><br /></p>]]></content:encoded>
			<category>Homepage</category>
			<category>Alimentation et agriculture</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 09:45:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le Magnificat en images</title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/547/</link>
			<description>Une équipe constituée du pasteur Christian Vez, du créateur de vidéo Philippe Kiener et de...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Une équipe constituée du pasteur Christian Vez, du créateur de vidéo Philippe Kiener et de l'écrivaine Anouk Juriens a réalisé un clip vidéo pour redonner vie au célèbre chant de Marie – le Magnificat – sur un média actuel, internet.<br />Il est possible de soutenir un projet Terre Nouvelle par l’achat d’une ou de plusieurs images du clip vidéo. Dans ce cadre, Pain pour le prochain présente un projet au Maroc qui vient en aide à de jeunes mères non mariées.</p>
<p class="bodytext">Pour découvrir le clip vidéo : <a href="http://www.magnificat.eerv.ch" target="_blank" class="external-link-new-window" >http://www.magnificat.eerv.ch</a></p>
<p class="bodytext"><br />Pour en savoir plus sur cette démarche :&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br /><a href="http://www.bonnenouvelle.ch/decembre-2011-janvier-2012/aider/le-magnificat-un-clic-apres-l-autre.html" target="_blank" class="external-link-new-window" >http://www.bonnenouvelle.ch/decembre-2011-janvier-2012/aider/le-magnificat-un-clic-apres-l-autre.html</a><br /><br /></p>]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 10:47:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L’énergie « verte » en Europe est synonyme de problèmes pour l’Afrique</title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/539/</link>
			<description>La demande croissante d’énergie « verte » pousse de plus en plus d’entreprises européennes à...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">L’entreprise néerlandaise Buchanan Renewables (BR) transforme de vieux hévéas en copeaux de bois destinés à la combustion dans des centrales fonctionnant à la biomasse en Europe. Une partie du bois provient de petites plantations d’hévéas dans lesquelles l’entreprise replante de jeunes arbres à caoutchouc. Buchanan Renewables prévoit en outre de construire une centrale à biomasse afin d’approvisionner en électricité la capitale, Monrovia. Son modèle d’affaires lui a permis d’obtenir des fonds considérables auprès de banques de développement.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span><br />Le rapport «&nbsp;Burning Rubber&nbsp;» attire l’attention sur le sort de divers paysans, dont la situation a été aggravée suite à la collaboration avec BR. Plusieurs paysans ont déclaré à SOMO qu’ils tiennent Buchanan Renewables pour responsable de leur pauvreté actuelle. Les activités de BR pèsent aussi sur des acteurs indirects : les producteurs de charbon de bois ont un accès plus limité au bois puisque BR l’exporte sous forme de biomasse. En outre, le prix du charbon de bois augmente, notamment en raison des activités de BR, ce qui a des incidences non négligeables sur une grande partie de la population, en particulier sur les plus démunis. A cela s’ajoute que la structure d’entreprise de BR semble être articulée de manière à éviter le plus possible tout paiement d’impôts au Libéria. <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style="COLOR: red"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span></span></span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><i><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt" lang="EN-US">Burning Rubber: Buchanan Renewables’ Impact on Sustainable Development in Liberia</span></i><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt" lang="EN-US"> <a href="http://www.brotfueralle.ch/fileadmin/deutsch/2_Entwicklungpolitik_allgemein/C_Wirtschaft%20und%20MR/Burning_Rubber.pdf" title="APPLICATION, Burning Rubber, Burning_Rubber.pdf, 1.5 MB" target="_blank" ><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; COLOR: blue; FONT-SIZE: 12pt" lang="EN-US">Étude (anglais) »</span></a></span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt" lang="EN-US"></span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt" lang="EN-US"></span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt" lang="EN-US"></span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt" lang="EN-US"></span><b><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Les parallèles établis avec Addax Bioenergy et la responsabilité de la Suisse</span></b></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><i><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Le cas de Buchanan présente beaucoup de similitudes avec <a href="de/francais/politique-de-developpement/entreprises-et-droits-humains/firmes-suisses/addax/" class="internal-link" ><i><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; COLOR: blue; FONT-SIZE: 12pt">le projet sur les agrocarburants d’Addax Bioenergy</span></i></a></span></i><i><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt"> en Sierra Leone, dont le développement est surveillé de près par Pain pour le prochain et son partenaire dans le pays. Il existe certainement d’autres cas semblables. Il convient d’examiner en profondeur les conséquences pour l’Afrique d’une politique en matière d’énergie et de carburants dite verte en Europe. <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span></span></i></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Les éléments communs des projets en Sierra Leone et au Libéria trouvent leur origine en Suisse&nbsp;: les deux entreprises sont cofinancées par la Suisse. Les sièges de Pumoja Capital, l’entreprise d’investissement qui cofinance Buchanan Renewables, et d’Addax Bioenergy, se trouvent à Genève. La Suisse, qui présente la plus forte densité d’entreprises multinationales au monde (par rapport au nombre d’habitants), ne peut pas se soustraire à ses responsabilités face aux activités de ces entreprises. Aussi <i>Pain pour le prochain</i> et 50 autres organisations ont-elles lancé la campagne <a href="http://www.ppp.ch/nc/fr/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/520/" target="_blank" class="external-link-new-window" >«&nbsp;<span style="COLOR: blue">Droit sans frontières&nbsp;»</span></a> afin d’exiger que les entreprises suisses soient contraintes de respecter les droits humains. </span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Dans les deux cas, il s’agit d’entreprises se présentant comme respectueuses de l’environnement et de la société et ayant réellement œuvré dans ce sens. Les études révèlent toutefois qu’il convient d’examiner de plus près les conséquences sociales et écologiques inquiétantes de ces deux projets. </span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">En raison de leurs activités sociales et écologiques, les deux entreprises ont obtenu des fonds de la part de banques de développement. Eu égard aux préoccupations exprimées par les ONG concernant ces deux cas, il s’agit de se pencher sur le rôle des banques de développement. Les États et leurs citoyens doivent veiller à ce que leur argent ne soit pas utilisé par les banques de développement au détriment de la nature et de la population. </span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Les deux entreprises affichent une structure commerciale pouvant faciliter l’évasion fiscale dans le pays dans lequel la valeur ajoutée est générée. Il convient donc de remettre en question la contribution réelle de tels projets au développement du pays hôte.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span></span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Dans les deux cas, les acteurs directement concernés se plaignent de promesses orales non tenues. Cela sème le doute sur le consentement libre et éclairé de la population touchée et révèle un vrai déséquilibre des forces. Dans des pays tels que la Sierra Leone et le Libéria, qui subissent encore les conséquences des guerres civiles, cette situation peut considérablement augmenter le risque de conflits. </span></p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;, &quot;serif&quot;; FONT-SIZE: 12pt">Dans les deux cas, les personnes directement touchées ne sont pas les seules à subir les conséquences du projet. Le projet d’Addax Bioenergy en Sierra Leone risque de menacer la sécurité alimentaire nationale tandis que le projet de Buchanan Renewables pourrait mettre en danger la sécurité énergétique nationale. Une fois encore, les premières victimes de l’augmentation du prix des aliments ou du charbon de bois sont les plus démunis. <span style="COLOR: red"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span></span></span></p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext">&nbsp;</p>
<p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>Politique de développement</category>
			<category>Climat et développement</category>
			<category>Homepage</category>
			<category>Communiqes</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 17:00:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Une nouvelle étude sur Addax Bioenergy montre les investissements problématiques des banques de développement</title>
			<link>http://www.brotfueralle.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/538/</link>
			<description>L’entreprise genevoise Addax Bioenergy a vendu son projet d’éthanol au Sierra Leone comme un...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5> Aspects fiscaux</h5>
<p class="bodytext">Une des préoccupations majeures concerne les aspects fiscaux: le Gouvernement du Sierra Leone a accordé différentes exemptions et déductions fiscales, qui empêcheront le Sierra Leone de prélever une part équitable d’impôts sur l’entreprise. De plus, la structure du groupe Addax, qui comprend des filiales dans plusieurs paradis fiscaux, augmente le risque d’évasion fiscale. </p>
<p class="bodytext">L’analyse de la répartition de la valeur ajoutée future du projet montre que c’est l’entreprise qui encaissera les profits, alors que d’autres parties prenantes, comme la population locale, n’auront que des miettes. </p>
<h5><b>Impact environnemental</b></h5>
<p class="bodytext">L’analyse de Pain pour le Prochain révèle que l’éthanol a un impact environnemental jusqu’à trois plus élevé que l’essence (car la production d’éthanol pollue l’air, l’eau et les sols, consomme de nombreuses ressources et demande l’application d’engrais et de pesticides). De plus 4’000 hectares de brousse et 600 hectares de forêts seront rasés, alors qu’Addax affirme éviter les forêts. </p>
<p class="bodytext">La consommation d’eau n’est pas du tout durable non plus. Le projet d’Addax va utiliser 26% du débit de la plus grande rivière du Sierra Leone durant la saison sèche (février à avril). Ce chiffre n’est malheureusement pas reconnu par l’entreprise, qui mentionne seulement une moyenne annuelle de prélèvement de 2% du débit. </p>
<h5><b>Corruption et collusion</b></h5>
<p class="bodytext">Les projets d’accaparement des terres sont sujets à des risques élevés de corruption, spécialement au Sierra Leone qui est classé parmi les pays les plus corrompus de la planète. Le système de compensation du contrat de location pourrait bien avoir encouragé la collusion des autorités locales et les conflits d’intérêt. En effet, les autorités locales reçoivent une partie des paiements de location sans avoir à souffrir de pertes de terres. </p>
<h5><b>Les banques de développement sont coresponsables</b></h5>
<p class="bodytext">Le projet d’Addax est financé à 52% par les banques de développement, dont la Banque Africaine de Développement, qui est appuyée par la Suisse par le biais du SECO. Les banques de développement sont donc coresponsables des risques et des impacts de cet investissement. La Banque Européenne d’Investissement (BEI) a refusé de financer ce projet car il ne remplit pas ses standards environnementaux. </p>
<h5><b>L’accaparement des terres menace la sécurité alimentaire</b></h5>
<p class="bodytext">Le Sierra Leone n’est pas en mesure de nourrir sa population. La sous-alimentation concerne un tiers de la population et est responsable d’un des plus hauts taux de mortalité infantile et maternelle du monde. Dans ce contexte, le fait de continuer à louer de grandes surfaces à des investisseurs est très problématique. Jusqu’à maintenant les contrats, qui ont été ou sont en passe d’être signés avec des investisseurs, couvrent déjà un million d’hectares – soit 18% de toutes les terres cultivables au Sierra Leone!<br /><br /><b>A cause du fait qu’elles financent ces projets, les banques de développement menacent la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire ainsi que l’accès à l’eau d’une grande partie de la population. </b></p>
<p class="bodytext"><b>Pain pour le Prochain exige des banques de développement qu’elles évaluent mieux les risques et les impacts des projets financés et qu’elles s’appuient sur des évaluations de tiers indépendants. En collaboration avec ses partenaires locaux, Pain pour le Prochain va continuer à suivre et à évaluer les impacts de ce projet. </b><br /><br /><br /><b>Etude</b>: <br /><a href="fileadmin/francais/Portrait/Publications/BFA_Concerns.pdf" title="APPLICATION, BFA Concerns, BFA_Concerns.pdf, 868 KB" >“Land Grabbing: The Dark Side of ‚sustainable‘ Investments“</a><br /><br /><b>Pour de plus amples informations: </b><br />Yvan Maillard Ardenti, Chargé de programme, Pain pour le Prochain, <br />+41 79 267 01 09<span style="font-size:11.0pt; font-family:&quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;"></span> / <a href="javascript:linkTo_UnCryptMailto('nbjmup+nbjmmbseAcgb.qqq/di');" class="mail" >E-mail </a><br /><br />Miges Baumann, Responsable politique de développement, Pain pour le Prochain, <br />+41 31 380 65 72 / <a href="javascript:linkTo_UnCryptMailto('nbjmup+cbvnbooAcgb.qqq/di');" class="mail" >E-mail </a><br /><br /><br /></p>]]></content:encoded>
			<category>Politique de développement</category>
			<category>Travail équitable</category>
			<category>Addax</category>
			<category>Homepage</category>
			<category>Communiqes</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 15:17:00 +0100</pubDate>
			
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